La France entière s’est arrêtée de travailler à 16 heures. Et même un peu avant : on salivait d’affronter le Danemark, solide nation emmenée par le génial Eriksen. La compo était alléchante, la pression de la qualif envolée…

Patatras. La machine à café est en panne.
16h30 : retour devant le bureau, avec la gueule de bois.

Mandanda (4,5) : Une bonne sortie sur un centre chaud en début de match ; et des mains glissantes sur le coup-franc lointain d’Eriksen, heureusement sans conséquence. Steve en manque de Job.

Hernandez (7) : En confiance totale, il montre l’exemple dans l’engagement et la malice. Chaque incursion dans le camp danois est dangereuse, à l’image de ce presque-pénalty obtenu à la 15eme minute. Toujours disponible et en mouvement : Air Nandez.
Son remplacement était sûrement programmé : à la 50eme, Benjamin Mendy nous démontre pourquoi il ne joue pas, en ratant tous ses centres.

Kimpembe (5,5) : Pour son premier match en compétition internationale, Presnel a été servi. Le temps fort danois en début de match ? lourd, comme un menu Best Of englouti trop vite. A partir de l’anesthésie du plongeon de Braithwaite, il a montré les muscles et marqué son territoire.

Varane (6) : du Varane dans le texte : propre à la relance, bon dans l’anticipation. Au chômage technique à partir de la 20eme minute.

Sidibé (3) : Une grande activité, beaucoup de volonté, c’est très bien. Mais à ce niveau, c’est le minimum. Ses erreurs techniques ont eu le mérite d’être comiques. N’est définitivement plus le premier choix. Sidi B.

Kanté (4,5) : Le repos du guerrier. Un ratio négatif de duels disputés : ce n’était pas N’Golo. Au beau milieu de sa sieste, on l’a quand même retrouvé en défense à colmater les trous d’airs laissés par Sidibé.

Nzonzi (5,5) : Zéro perte de balle, zéro passe manquée, des duels gagnés. Monsieur Propre.
Problème : parfaitement inutile dans cette configuration de match où l’adversaire n’a plus cherché à attaquer dès que le Pérou menait. Merci Dédé.

Lemar (5) : Thomas l’insaisissable : à gauche, au centre, dans les intervalles. Partout et nulle part à la fois : petit bonhomme là, c’est pas Zizou. Muscle tes passes, Thomas !

Dembélé (2) : Monsieur 100%.
100% de dribbles manqués, 100% de frappes non cadrées, 100% de décalages dans le zig, alors qu’il fallait donner dans le zag. Ousmane, vous êtes le maillon faible… adieu ?
Remplacé en toute fin de match (?!) par Kylian Mbappé.

Griezmann (5,5) : Disponible, il a multiplié les appels judicieux en manquant de réussite dans ses remises. Pas aidé par ses partenaires. Remplacé par Nabil Fekir qui a réveillé le stade avec 2 frappes lourdes bienvenues.

Giroud (4,5) : Présent au combat, il a bien été pris par la paire de centraux danois, très solide.

Homme du match : le public. Plein d’abnégation, il n’a pas quitté son strapontin avant le coup de sifflet final. Standing ovation !